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#StopAlzheimer

Ensemble, luttons contre la maladie d’Alzheimer.

Nous sommes tous concernés

La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones se manifestant par des troubles de la mémoire et une dégradation des fonctions motrices et vitales. Cette maladie est un problème de santé publique majeur.

1,3 million

De quoi parlons-nous ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie du système nerveux central qui se caractérise par une dégradation progressive des facultés cognitives* et de la mémoire. La maladie n’est pas contagieuse et dans ses formes les plus courantes, non héréditaire.

Elle est la conséquence d’une destruction graduelle des neurones qui débute dans les couches profondes du cerveau (l’hippocampe) pour s’étendre en quelques années vers des couches plus externes appelées cortex. L’expression de la maladie est la conséquence de la destruction de ces aires cérébrales. Par exemple les pertes de la mémoire sont rattachées à une altération de l’hippocampe, tandis que les difficultés à réaliser des gestes et des actes de la vie (apraxie) ou les difficultés à reconnaître des personnes (agnosie) sont liées à la destruction des aires corticales.

La maladie d’Alzheimer touche plus de 1,2 millions de personnes en France et 225 000 cas sont diagnostiqués chaque année. A l’échelle du monde, les démences concernent plus de 35 millions de personnes.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Les symptômes les plus évocateurs sont ceux liés à la perte de mémoire. Ils peuvent passer inaperçus surtout en début de maladie lorsqu’ils sont isolés et peu fréquents.

 Avec l’évolution de la maladie, ils se multiplient et s’intensifient faisant perdre à la personne son autonomie et ses capacités de jugement.

Une dizaine de symptômes sont habituellement retenus pour caractériser la maladie d’Alzheimer et son avancée. Ils recouvrent une partie des difficultés auxquelles est soumise la personne malade dans sa vie quotidienne :

  • des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes ;
  • des problèmes de langage ;
  • une désorientation dans le temps et l’espace ;
  • des difficultés dans les raisonnements abstraits ;
  • des pertes d’objets ;
  • une modification des comportements et de la personnalité ;
  • une perte de motivation.

Ces symptômes habituellement rattachés à la maladie d’Alzheimer peuvent s’exprimer différemment selon les personnes. Certains peuvent apparaître fortement dès le début de la maladie et d’autres rester très discrets même au bout de plusieurs années.

Comment progresse la maladie ?

La progression de la maladie est habituellement décrite en 4 stades :

  • Un stade précoce durant lequel aucun signe clinique n’est visible. Il peut débuter 20 ans avant le diagnostic ;
  • Un stade léger caractérisé par des  pertes de la mémoire à court terme, celle capable de retenir l’information récente. Ces signes ne suffisent pas au diagnostic s’ils ne sont pas accompagnés d’autres détériorations des fonctions cognitives comme le langage ou la reconnaissance des objets ;
  • Un stade modéré caractérisé par une accentuation des troubles de la mémoire. Les souvenirs anciens deviennent moins précis, les personnes atteintes ont de plus en plus de mal à s’exprimer verbalement. Le jugement commence à être altéré. Les personnes deviennent dépendantes et ne savent plus gérer leurs activités quotidiennes. Elles perdent la notion de l’espace et du temps ;
  • Un stade sévère ou avancé durant lequel les malades perdent leur autonomie. Ils n’ont plus de mémoire et perdent le sens de l’orientation. Des problèmes psychiatriques peuvent apparaître, comme des hallucinations et des délires paranoïdes, ou des dépressions.

Le décès survient en moyenne 10 ans après les premiers symptômes.

Comment la maladie est-elle diagnostiquée ?

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est un processus long et délicat qui doit être mené de façon coordonnée et pluridisciplinaire. Il demande parfois jusqu’à deux ans d’investigation  pour éliminer les syndromes apparentés (ex : la démence à corps de Lewy).

Les premiers signes d’alerte de la maladie sont ceux liés à la mémoire. Ils doivent être interprétés par le médecin généraliste puis relayés par une équipe spécialisée (neurologue, gériatre, psychiatre), pour pouvoir être imputés à la maladie d’Alzheimer. C’est le médecin spécialiste qui établit le diagnostic à l’aide de tests standardisés et d’examens paracliniques.

 L’examen IRM joue un rôle croissant dans le diagnostic des différentes démences, dont la maladie d’Alzheimer. Il permet de visualiser des lésions dans le cerveau aux premiers stades de la maladie.

 L’IRM permet aussi de s’assurer qu’il n’y a pas d’autres éléments en cause et qui pourraient expliquer les symptômes comme une tumeur ou une hémorragie.

 L’annonce du diagnostic doit être faite au patient de manière explicite par le médecin spécialiste qui a établi ce diagnostic.

Quels sont les traitements disponibles pour soigner la maladie ?

La prise en charge de la maladie est avant tout sociale. Concernant les médicaments, la haute autorité de santé a décidé leur déremboursement au 1er août 2018 en raison d’un intérêt médical jugé insuffisant.

Le traitement de la maladie d’Alzheimer se base essentiellement sur l’organisation de réseaux de soins pluridisciplinaires mis en place pour freiner l’évolution des troubles et placer les personnes dans un environnement protégé.

Par exemple, des orthophonistes peuvent intervenir sur les troubles du langage, le kinésithérapeute ou un psychomotricien, sur les déficits des troubles de la marche et de l’équilibre.

Des démarches psycho sociales font aussi partie du traitement comme l’organisation d’activités de stimulations cérébrales.

Quelle est la place des aidants dans la prise en charge ?

Elle est prépondérante. Être aidant familial, c’est être membre de l’entourage du malade qui consacre le plus de temps aux soins et à l’accompagnement de la personne malade. Cette situation a un impact sur la vie quotidienne de l’aidant. La prise en charge de la maladie d’Alzheimer prend en compte aussi celle des aidants en leur proposant un accompagnement, des moments de répits, des groupes de parole et parfois un accompagnement de l’état de santé physique et mentale.

Glossaire

Démence : la maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus fréquente chez les personnes âgées. Elle représente environ 70 % des cas de démence. Le terme démence englobe, de façon bien générale, les problèmes de santé marqués par une diminution irréversible des facultés mentales.

Cognitive : qui se rapporte aux facultés intellectuelles et à la connaissance.

Peptides beta-amyloïdes : fragments de protéine produits par le cerveau  qui s’accumulent lors du processus normal de vieillissement en plaques séniles ou plaques amyloïdes. Ces protéines s’accumulent cependant en beaucoup plus grande quantité dans les démences de type Alzheimer et sont toxiques pour les neurones.

Proteine Tau : importante protéine intervenant dans le maintien de la structure interne des cellules nerveuses. Dans la maladie d’Alzheimer, cette protéine subit des transformations anormales et forme les enchevêtrements neurofibrillaires qui détruisent les neurones.

Maladie neurodégénerative : maladie qui affecte le fonctionnement du cerveau ou du système nerveux dans sa globalité. Elle provoque une détérioration des cellules nerveuses, les neurones ayant pour conséquence une altération progressive du fonctionnement cérébral.

Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer : le 21 septembre.

Alois Alzheimer, est un médecin psychiatre, neurologue et neuropathologiste allemand né en 1864 et connu pour sa description de la maladie qui porte son nom.

Démence à corps de Lewy : maladie neurologique proche de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson. Elle affecte les fonctions cognitives de l’individu âgé et évolue vers une démence. Comme pour la maladie d’Alzheimer, il n’existe pas de traitement curatif. Son évolution est plus rapide que celle de la maladie d’Alzheimer (plus d’informations ici).

Préparer l’avenir en agissant aujourd’hui

Avec le vieillissement de la population, il devient essentiel de retarder la perte d’autonomie causée par la maladie d’Alzheimer. Depuis 2010, le prix Harmonie Mutuelle Alzheimer soutient les recherches médicales les plus innovantes, et a permis de déposer des brevets, pour qu’aucun malade ne reste dans l’impasse. Différents projets ont déjà été soutenus autour de 4 axes de recherche.

Aujourd’hui, la recherche avance...

Le partenariat entre Harmonie Mutuelle et la Fondation de l’Avenir est issu d’une volonté de répondre aux besoins des chercheurs. Il a déjà démontré, par des brevets et des publications, sa capacité à les accompagner au cours de leurs travaux.

 

Depuis 2010, dix projets ont été soutenus autour de quatre axes de recherche :

  •  Diagnostiquer plus tôt la maladie ;
  •  Mieux comprendre le fonctionnement de la mémoire ;
  •  Développer de nouvelles thérapies ;
  •  Approfondir la connaissance de la maladie.

Axe 1 : Diagnostiquer plus tôt la maladie

  • Projet du docteur Sylvie Chalon (Inserm/UFR de Pharmacie de Tours) soutenu en 2010, sur de nouveaux traceurs au service de l’imagerie TEP ;
  • Projet de Caroline Hommet (professeur de Gériatrie à Tours) soutenu en 2013, sur les phénomènes inflammatoires qui se produisent dans la maladie d’Alzheimer pour établir une relation entre l’importance de ces phénomènes et la charge des dépôts amyloïdes;
  • Projet du Pr Philippe Amouyel (épidémiologie et santé publique enseignant à l’Institut Pasteur de Lille) soutenu en 2018, sur l’intérêt de la métabolomique dans le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.

Axe 2 : Mieux comprendre le fonctionnement de la mémoire

  •  Projet du Docteur Emmanuel Barbeau (chercheur au CNRS de Toulouse) soutenu en 2014, sur une approche diagnostique par l’évaluation de la mémoire de reconnaissance.

Axe 3 : Développer de nouvelles thérapies

  • Projet de Guylène Page (professeur d’université en biologie cellulaire et applications bio thérapeutiques au CHU de Poitiers) soutenu en 2011, sur les défenses naturelles du système nerveux central ;
  • Projet du professeur Denys Fontaine (neurochirurgien au CHU de Nice) soutenu en 2015, sur la stimulation cérébrale profonde (SCP) pour améliorer les performances mnésiques ou ralentir le déclin cognitif des patients atteints de démence.
  • Projet du docteur Benjamin Calvet (psychiatre et chercheur en santé mentale au Centre Hospitalier Esquirol de Limoges) soutenu en 2016, sur la technique de stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS).

Axe 4 : Approfondir la connaissance de la maladie

  •  Projet du docteur Aurélie Mouton (chercheur à l’Inserm de Créteil) soutenu en 2012 sur les sources du comportement agressif dans la maladie d’Alzheimer.
  •  Projet du professeur Sophie Andrieu (chercheur à l’Inserm de Toulouse III) soutenu en 2017 sur l’amélioration de la méthodologie des essais de prévention des fonctions cognitives liés à la maladie.

 

En 2016, Dr Benjamin Calvet : Développer de nouvelles thérapies

Etude de l’effet de la technique de stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) sur les cognitions et la fragilité de personnes souffrant d’une maladie d’Alzheimer.

Pouvez-vous nous expliquer votre thématique de recherche ?

Notre étude baptisée tDCS-AD est une étude interventionnelle utilisant une technique de stimulation cérébrale appelée tDCS (pour stimulation transcrânienne par courant continu) pour stimuler les capacités cognitives (mémoire, apprentissage, orientation dans l’espace) de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Cette étude d’une durée de 6 mois au total comporte trois axes : un axe avec la tDCS active, un axe avec la tDCS placebo (c’est-à-dire que le patient portera l’appareillage de tDCS mais n’aura pas stimulation) et un axe de suivi classique sans tDCS. Sont évalués la cognition, mais aussi les symptômes psycho-comportementaux (comme l’agressivité), les marqueurs de fragilité, mais également le fardeau de l’aidant via l’entretien avec un aidant principal.

En quoi le Prix Harmonie Mutuelle Alzheimer vous a -t-il aidé dans vos recherches ?

Le prix Harmonie Mutuelle nous a permis de développer la technique tDCS elle-même au sein de notre hôpital et de financer le déploiement de l’étude. Il a permis également grâce à sa médiatisation et aux conférences faites, de donner un espoir à des patients sans traitement curatif et dont les traitements médicamenteux ont été récemment déremboursés.

Quelles ont été les avancées majeures de vos recherches depuis l’obtention du Prix?

Pour l’instant, l’étude est toujours en cours et en période d’inclusion. Tirer des conclusions serait pour l’instant hâtif. Une thèse de médecine est en cours également à l’heure actuelle sur cette étude. Néanmoins, si elle s’avérait efficace, cette technique facile d’utilisation pourrait rapidement être déployée auprès des malades et être un traitement freinateur intéressant de la maladie.

En 2015, Pr Denys Fontaine : Développer de nouvelles thérapies

Stimulation cérébrale profonde dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer : effets de la stimulation chronique des réseaux neuronaux sur la mémoire et le comportement

Pouvez-vous nous expliquer votre thématique de recherche ?

La maladie d’Alzheimer se manifeste par un déclin progressif des fonctions cognitives et notamment de la mémoire. Aucun traitement ne permet aujourd’hui de ralentir significativement ce déclin.

La stimulation cérébrale profonde (SCP), utilisée depuis 25 ans dans la maladie de Parkinson, consiste à stimuler des réseaux neuronaux à l’aide d’électrodes implantées dans le cerveau. Récemment, il a été montré que la SCP pouvait aussi permettre de ralentir le déclin cognitif de certains patients atteints de maladie d’Alzheimer, mais de nombreux points restent à éclaircir (mécanismes d’action, cibles cérébrales les plus efficaces, patients potentiellement répondeurs), ce qui nécessite d’explorer d’avantage cette technique sur des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer.

 En quoi le Prix Harmonie Mutuelle Alzheimer vous a -t-il aidé dans vos recherches ?

Le Prix Harmonie Mutuelle a permis directement d’étudier les effets de la SCP ciblant les réseaux de la mémoire dans des modèles murins mimant la maladie d’Alzheimer humaine. Notre équipe a pu montrer que la SCP chez ces animaux réduisait la neuro-inflammation et la mort neuronale au niveau de la zone traitée.

Quelles ont été les avancées majeures de vos recherches depuis l’obtention du Prix?

Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique académique spécialisée. Et nous pouvons à présent imaginer que l’action neuroprotectrice observée chez l’animal puisse être testée lors d’un essai clinique chez des patients à un stade peu avancé de la maladie d’Alzheimer.

En 2014, Dr Emmanuel Barbeau : Mieux comprendre le fonctionnement de la mémoire

Connaître et se souvenir : influence cognitive et cérébrale de l’Exposition Préalable sur la Mémoire de Reconnaissance dans la Maladie d’Alzheimer précoce.

Pouvez-vous nous expliquer votre thématique de recherche ?

Nous étudions la mémoire au stade débutant de la maladie d’Alzheimer, lorsque le patient ne se trouve pas en perte d’autonomie. A ce stade, nous savons que c’est la mémoire associative, qui fait défaut. Cette mémoire nous permet de nous remémorer des évènements complets de notre quotidien. Par exemple, la mémoire associative nous permet de nous souvenir non seulement du contenu d’une conversation, mais aussi de la personne avec qui nous l’avons eue, quand et où. Le but de notre travail était de déterminer si, lorsque les patients ont déjà été exposés à une partie des évènements à retenir, cela peut les aider à mémoriser. Pour cela, nous avons mis au point un test original et utilisé des techniques d’imagerie cérébrale. Plus généralement, ce projet visait à explorer de nouveaux moyens d’aide au diagnostic précoce et de nouvelles pistes thérapeutiques non médicamenteuses.

En quoi le Prix Harmonie Mutuelle Alzheimer vous a -t-il aidé dans vos recherches ?

Le Prix Harmonie Mutuelle a permis au doctorant de l’équipe, Pierre-Yves Jonin, de mettre en place l’expérience principale de sa thèse. Celle-ci consistait en l’étude par Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf) de l’activité cérébrale de patients atteints de maladie d’Alzheimer à un stade précoce lors d’une tâche impliquant la mémoire associative. Cette expérience a montré que les malades avaient une mémoire associative mieux préservée pour certains types d’expositions préalables alors que d’autres les mettaient en grande difficulté. Par exemple, les patients éprouvaient de grandes difficultés à mémoriser les évènements contenant des personnes célèbres pourtant connues des malades, alors que les sujets sains étaient bien meilleurs dans ce cas. Nous avons par ailleurs montré que ce déficit chez les patients était lié à une activité cérébrale anormale dans les régions affectées le plus tôt dans la malade. Nos résultats apportent ainsi de nouvelles perspectives d’aide au diagnostic, et ouvrent des pistes de soutien non médicamenteux concernant la mémorisation au quotidien.

Quelles ont été les avancées majeures de vos recherches depuis l’obtention du Prix?

Nos résultats ont été présentés dans plusieurs congrès nationaux et internationaux. Un article est sur le point d’être soumis dans une revue scientifique et un autre est en préparation. Du point de vue de la pratique auprès des patients, les avancées sont triples. Premièrement, nos résultats montrent que les méthodes actuelles d’évaluation de la mémoire sous-estiment très probablement la sévérité du handicap de mémoire aux stades débutants. Notre équipe va donc s’attacher à généraliser une nouvelle méthode directement tirée de cette expérience. Deuxièmement, nous pensons que cette méthode qui prend en compte pour la première fois le rôle des connaissances des malades dans leur apprentissage devrait permettre un diagnostic plus précoce. Enfin troisièmement, en mettant en avant de nouveaux facteurs facilitateurs ou au contraire délétères pour la mémorisation, nos résultats ouvrent de nouvelles possibilités thérapeutiques non médicamenteuses. Notre souhait, à présent, est de diffuser cette approche à l’ensemble de la communauté soignante. Logiquement, la poursuite de ces travaux serait de mettre en œuvre des aides mnésiques à ce stade pour retarder la perte d’autonomie. L’enjeu est ici de taille, puisque différer cette perte d’autonomie, c’est diminuer progressivement le nombre de malades.

En 2013, Pr Caroline Hommet : Diagnostiquer plus tôt la maladie
Apport de l’imagerie de Tomographie par Emission de Positons (TEP) pour la détection de la neuro-inflammation dans la maladie d’Alzheimer

Le Pr Hommet, a développé un outil innovant (un radio-marqueur) permettant de détecter un facteur de la neuro-inflammation précoce dans la maladie d’Alzheimer : les cellules microgliales. Cet outil est utilisable avec la tomographie par émission de positon (TEP) qui est basée sur la détection de marqueurs radioactifs spécifiques préalablement ingérés par le patient avant l’examen. Le but de ce projet était donc d’utiliser un radio-marqueur spécifique des cellules microgliales ([18F] DPA-714) afin de comparer l’inflammation cérébrale chez des personnes non malades mais avec une perte de mémoire légère, malades mais à un stade où les symptômes sont légers et malades à un stade avancé. Le Pr Hommet étant décédée en 2016, l’étude des biomarqueurs de la neuroinflammation se poursuivi au sein de l’équipe Imagerie et Cerveau (iBrain) de Tours, dirigée par le Pr Belzung.  » Cette nouvelle technique d’imagerie devrait permettre de mieux comprendre les processus cellulaires qui interviennent au niveau cérébral dans les stades très précoces de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, une meilleure connaissance de ces phénomènes complexes pourrait permettre d’améliorer le diagnostic précoce et de proposer une prise en charge adaptée.  » avait mentionné le Pr. Hommet lors de la réception du Prix Harmonie Mutuelle 2013.

En 2012, Dr Aurélie Mouton : Approfondir la connaissance de la maladie d’Alzheimer
Bases comportementales et neuroanatomiques de l’agressivité dans la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer, première cause de démence, associe une détérioration cognitive et des troubles du comportement. L’agressivité (30 à 40 % des patients) alourdit le fardeau des aidants, elle est associée à des déficits cognitifs sévère et impose une institutionnalisation rapide des patients. Il n’existe actuellement pas de traitement recommandé de l’agressivité dans la maladie d’Alzheimer. Le projet du Dr Mouton et son équipe visait à découvrir les marqueurs cliniques et anatomiques de l’agressivité, afin d’améliorer les connaissances sur la maladie d’Alzheimer et permettre l’étude de nouvelles cibles thérapeutiques. L ‘objectif principal était de montrer que l’agressivité était associée à un défaut d’inhibition motrice ainsi qu’à d’autres déficits (planification, socialisation, langage…).

Pour cela, des patients atteints de maladie d’Alzheimer agressifs et non agressifs ont été comparés selon des données neuropsychologiques, et d’imagerie (IRM et TEP). Les résultats sont actuellement en cours de traitement au sein du laboratoire de neuropsychologie interventionnelle dirigé par le Pr. Bachoud-Lévi.

En 2011, Pr Guylène Page : Développer de nouvelles thérapies
Objectif : Etude de l’environnement chimiotactique favorable à la phagocytose du peptide β-amyloïde :  conception d’un produit cellulaire à visée thérapeutique

Pouvez-vous nous expliquer votre thématique de recherche ?

L’influence du système immunitaire sur le maintien en bonne santé du cerveau est une voie de recherche qui intéresse nous intéresse particulièrement parce qu’elle pourrait déboucher sur le développement de nouveaux traitements contre la maladie d’Alzheimer. Longtemps le cerveau a été considéré comme une structure isolée protégée des substances toxiques circulantes dans le sang par sa barrière hématoencéphalique (BHE) et disposant de ses propres mécanismes de défense. Cependant, des molécules transférées, entre le système nerveux central et le sang ont été mis en évidence mais les processus qui guident ces échanges sont encore largement méconnus. Des études sur des échantillons de cerveaux ont montré qu’il existait une destruction des plaques amyloïdes (substances toxiques présentes dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer) et que cette destruction était permise par des cellules du cerveau (les astrocytes) et le système immunitaire périphérique du sang (lymphocytes). Nous souhaitons comprendre maintenant comment se réalisent ces échanges et quels sont les éléments qui pourraient stimuler ces mécanismes de défense. Pour réaliser notre recherche, nous nous basons sur l’existence de traceurs naturels que l’on nomme facteurs chimiotactiques. Ce sont des molécules présentes sur le lieu à protéger qui guident le travail des cellules du système immunitaire.

En quoi le Prix Harmonie Mutuelle Alzheimer vous a -t-il aidé dans vos recherches ?

Le Prix Harmonie Mutuelle nous a permis d’initier le développement d’un modèle de BHE. Cela nous a aider à obtenir d’autres financements pour l’étude du chimiotactisme au niveau de cette interface sang-cerveau. Ce prix a aussi permis l’ouverture de collaborations dans le cadre de projets ANR (Agence Nationale de la Recherche).

Quelles ont été les avancées majeures de vos recherches depuis l’obtention du Prix?

Depuis l’obtention du prix, nous avons déposé un brevet français avec une extension à l’international et publié trois articles majeurs sur la signature chimiotactique. Nous pointons vraiment du doigt le rôle du sang périphérique dans l’initiation de la maladie d’Alzheimer. Nous nous tournons actuellement vers la recherche d’anomalies génétiques chez les acteurs moléculaires de la BHE, la compréhension des interactions entre les différents acteurs cellulaires de la BHE dont certains déclinent avec la maladie. Enfin, nous avons un dernier axe thérapeutique concernant les facteurs chimiotactiques abordé pour l’instant en pré-clinique sur un modèle murin de la maladie d’Alzheimer.

En 2010, Dr Sylvie Chalon : Diagnostiquer plus tôt la maladie

Objectif : Mettre en évidence les lésions cérébrales pour détecter la maladie avant les symptômes. Permettre un diagnostic et une prise en charge précoces des malades, ainsi que l’évaluation de nouveaux traitements.

Pouvez-vous nous expliquer votre thématique de recherche ?

« Notre équipe tente de mettre au point une méthode de diagnostic non invasive, grâce à l’imagerie TEP (Tomographie par Émission de Positons), qui permettrait de mettre en évidence les lésions cérébrales et donc de détecter la maladie avant les symptômes. L’objectif des travaux était de développer des traceurs, utilisables en imagerie, qui cibleraient spécifiquement des récepteurs modifiés dans la dégénérescence des neurones. Le projet soutenu concernait le développement d’un nouveau traceur, permettant d’explorer les récepteurs nicotiniques alpha-7 dans le système nerveux central. Des arguments indiquaient que ces récepteurs pouvaient être altérés au cours de la maladie d’Alzheimer. Leur exploration par imagerie était donc très prometteuse dans l’objectif d’un diagnostic précoce et du suivi de la maladie. Lorsque le projet a démarré, aucun traceur d’imagerie n’était décrit.

En quoi le Prix Harmonie Mutuelle Alzheimer vous a -t-il aidé dans vos recherches ?

Le prix a contribué au financement de ce projet ambitieux et couteux qui a été réalisé entre une équipe de chimistes localisée à Orléans et notre équipe à Tours.

Quelles ont été les avancées majeures de vos recherches depuis l’obtention du Prix?

Nous avons développé et évalué un grand nombre nouvelles molécules se fixant aux récepteurs nicotiniques (environ 150), ainsi que plusieurs traceurs d’imagerie que nous avons évalués chez l’animal, étape indispensable avant une potentielle utilisation en clinique. Au cours de la réalisation du projet, un traceur pour ces mêmes récepteurs est apparu dans la littérature scientifique. Nous avons produit ce traceur à Tours afin de le comparer à ceux que nous avions développés. Ce traceur est à ce jour plus performant que les nôtres, mais tout ce travail nous a permis de progresser dans la compréhension de l’imagerie des récepteurs nicotiniques alpha7. Nous avons commencé à réaliser des études d’imagerie dans des modèles animaux de maladie d’Alzheimer et d’autres affections neurodégénératives (Parkinson), et disposons d’un outil qui commence à être utilisé en clinique par des équipes de recherche internationales. »

Aidons les chercheurs à trouver un traitement

Mieux diagnostiquer la maladie, comprendre le fonctionnement de la mémoire, développer de nouveaux traitements… nombreuses sont les pistes de recherche en cours d’exploration. Grâce à vos dons, les équipes médicales peuvent poursuivre le combat contre cette terrible maladie et redonner espoir aux personnes touchées.
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